Pitié pour les mille vaches de Picardie !

Je suis offusqué de la légèreté avec laquelle on traite (et on trait) ces animaux doux et dociles. Ces vaches sont mille, mais chacune d’entre elles représente une individualité, un être à part entière. Les vaches que je connais, celles de mes amis et fournisseurs de fromage vivent en organisation. Il y a la vache dominante, celle qui mène le troupeau, qui veille à la discipline, qui est en charge des autres. Mais là : 1 000 vaches, c’est une telle concentration ! Une ineptie totale, imbécile. Et le bienêtre animal ? Le chien est considéré comme un être et pas une chose… Alors pourquoi pas la vache ? Des technocrates ont bien entendu "pensé" pour elles : tant de surface, tant d’air, horaire des traites, alimentation à base de soja d’importation (déforestation, évidemment) et peut être même OGM ?

Elles ne seront que des ouvrières à lait, sans voir la nature, les herbages, le printemps, l’été… Alors que l’on se pose des questions sur les poules en cage et les méfaits de la concentration animale…on recommence, on approfondit, on peaufine, on rationalise avec une forme de vice organisationnel l’asservissement de l’animal. Du coup je suis heureux pour les vaches qui ont pu donner leur lait, en pâture, en montagne, pour ces belles salers qui vivent des jours heureux en Cantal, pour les montbéliardes…Toutes ces vaches qui produisent naturellement le meilleur lait qui nous permet de faire les meilleurs fromages du monde. Heureux pour elles et vraiment triste pour les mille vaches de Picardie qui ne méritent pas de vivre cette vie d’esclave.

 

Romain Olivier


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