Il y a quelques mois, je m’étais ému de la ferme des mille vaches de Picardie. "Ben mon cochon", je ne suis pas au bout de mes peines. Je viens de voir la carte de France des exploitations futures et gigantesques, inhumaines et carcérales qui nous sont proposées pour le futur. Et pareil pour les cochons, les poulets et tutti quanti. Pauvres animaux. On sait pourtant que la concentration n’amène rien de bon. Pour éviter les maladies, le bétail va être traité à outrance alors qu’on sait aussi que les antibiotiques, c’est pas automatique !! La concentration de médicaments "phytosanitaires" (joli mot pour nous enfumer davantage) se retrouve dans la viande et nous atteints doucement mais surement en nous rendant notamment "résistants" à certains médicaments. Merci la tyrannie des laboratoires qui nous veulent du bien. Pourquoi tant de folie dans ce monde de brutes. Bien sûr, il faut nourrir nos concitoyens... que l’on a habitués à manger trop et mal, à surconsommer des produits dont ils n’ont pas franchement besoin, de façon artificielle et franchement vulgaire ! Trop de lait, trop de viande, trop de sucre. Bonjour l’obésité : 17 % de nos jeunes sont aujourd’hui atteints d’obésité chronique, le diabète fait des ravages.... Et si nous nous mettions à manger mieux, en étant plus respectueux des saisons, des animaux qui pourraient tout simplement vivre normalement dans des prairies ? Je rends hommage à tous les éleveurs qui gardent leur bon sens et qui font marche arrière toute. Ils gagnent mieux leur vie et ne s’empoisonnent pas tout en préservant notre santé. Je rends hommage à des gens comme Pierre Rhabi et Hubert Reeves qui ont fait du respect de la nature et de l’environnement une forme de religion. Ce sont des gens comme eux qui devraient nous diriger, sans compromis avec "la finance" des entreprises mondialisées.
Resterons-nous esclaves et soumis ?
Nous sommes entrés dans une ère de la tyrannie et chacun sait que "les tyrans manquent rarement de prétextes". (Edmund Burke. Dublin, 1729 / 1797)
Romain Olivier